Home > Projects > Nathalie Fuchey : plasticienne des mots

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Peut-on récrire sa vie avec les mots d’un autre ? Peut-on recommencer sa vie à travers l’histoire d’un autre ? Ce sont ces deux questions qui ont motivé son travail lorsqu’elle a commencé à créer, il y a quatre ans et demi, en autodidacte. Un récit initiatique intitulé La vie éternelle, roman, de Jacques ATTALI est devenu sa matière première : elle le découpe. Le papier est en effet sa matière de prédilection, même si elle travaille d’autres matériaux (tissu, laine, métal) et si la photographie est également un mode d’expression.

La page du livre lui offre une police de caractère régulière, un noir sur blanc élégant, et la fragilité qu’elle aime.
Elle découpe les mots, les syllabes, les lettres qui lui sont nécessaires pour donner forme à quelques unes de ses obsessions : l’éternel recommencement de nos vies, de nos questionnements/la fragilité de nos vies/où trouver sa place/quel chemin prendre.

Elle aime aussi travailler le thème du palimpseste : écrire sur de l’écrit. Faire jaillir d’une page un ou deux mots-clefs. Faire dire autre chose à un texte, en déplaçant juste une virgule.
Elle crée des tableaux de mots en utilisant la technique du collage. L’aspect graphique de l’oeuvre cache le plus souvent un sens qui ne s’offre qu’en s’approchant.

Pour troisième STR’OFF , elle vise l’essentiel, son esSENStiel.
En 2014, elle avait proposé une installation interactive où les visiteurs manipulaient certaines expressions françaises autour des cinq sens. En 2015, elle avait présenté son travail de cartographie imaginaire Refaire le monde : ces objets qui nous aident à refaire le monde (chaises, table, bouteille…) étaient cartographiés imaginairement. En 2016, aller à bout de sens signifie pour elle exposer son travail le plus intime : « La vie, éternel roman ».